Un nouveau témoignage ce matin dans la boîte ce matin. Et quel témoignage! Il s’agit d’un premier bilan, plutôt complet, argumenté après un premier mois d’utilisation ayant permis de découvrir le bateau sous toutes les coutures…
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J’ai acheté mon Sun 2000 en Juillet 2008 - rebaptisé “Oubaba“.
Je dresse ci-dessous un premier bilan après un mois de navigation entre La Rochelle et le golfe du Morbihan.
Les points positifs :
La Carène est racée et passe bien dans la vague.
Le cockpit est vaste et fonctionnel, au port comme à la navigation
Avec un accastillage raisonnable, les manœuvres de voile (envoi, ris, affalage, réglages) sont simples et ergonomiques.
L’intérieur s’avère assez fonctionnels quand les marques sont prises
Le tirant d’eau reste un atout majeur de ce bateau
L’esthétique générale est équilibrée et le profil élégant et racé.
Les hublots assurent une clarté suffisante et une bonne aération.
La bome est bien gréée pour les prises de ris et les leasy jacks.
La navigation sous spi asymétrique est aisée et rapide.
Les points négatifs :
Le comportement dans la brise n’est pas très satisfaisant car le bateau n’est pas raide à la toile et le franc bord peu élevé vers l’étrave.
Le près à force 4 avec du clapot formé exige déjà 2 ris et génois enroulé, sous peine de mettre à mal le gréément.
Cela est d’autant moins rassurant qu’il y a assurément des points peu sûrs (je m’attends à des problèmes) : ferrure d’étai - tête de safran - visse de calage safran - poulies de dérive - coulisseaux de GV - clams de sortie de winch - cablot d’écoute de GV - étarquage de drisse de Génois - mât très souple…
Les points mitigés :
Ce bateau passe bien dans la vague avec son étrave fine mais surtout avec l’inertie de ses 1T3 - inconvénient : quand le clapot se forme, il plonge un peu le nez… !
La vitesse est sympa. 5 nœuds au près est assez courant. Tapé près de 8 nœuds sous spi avec force 3, mais on n’a pas, du fait du poids du bateau, une sensation de planning.
Confort sous voile et au port : les bannettes latérales sont presque trop large - plus étroites, on pourrait mieux circuler le long de la dérive sans entraver le confort du couchage. Les bannette d’avant sont un peu courtes et la hauteur sous barreau un poil faible.
Les coffres intérieurs sont étanches et suffisants en volume, mais les charnières pour les coffres d’avant sont très fragiles.
Bon points de tire et fixations solides mais pas de davier pour l’amarrage.
Puits de mouillage fonctionnel mais presque trop grand, et nable un peu haut laissant un peu d’eau résiduelle.
Chaise du moteur sur le tableau arrière : très accessible et maniable mais vibration et bruit assez fort.
Gréément dormant apparemment correct mais pas de contre-écrou ni goupille au niveau des ridoirs de haubans !
Les voiles d’origines sont correctes. (je les ai achetés en très bon état) mais il manque à mon avis un anneau de cunningham et un troisième ris dans la GV. Je ne peux pas encore évaluer la déformation des voiles après un été.
La descente avec le panneau et le panneau ouvrant est un peu laborieuse à manipuler. Pour la navigation sous spi je vire tout afin de laisser tous mes courants tomber clairs dans le carré. Sinon, le panneau reste fermé à plat car la visi du barreur s’en trouverait gênée et un bout, une écoute ou un doigt aurait tôt fait de se prendre dans cette mâchoire ouverte.
Les premières bricoles :
J’ai refabriqué une barre, car celle d’origine avait cassé net.
J’ai mastiqué et siliconné l’interstice coque / puits de dérive au niveau de la trappe de visite : cet espace ne me semblait pas correctement recouvert par la trappe et donc susceptible de laisser entrer de l’eau dans les fonds (j’ai lu à ce propos un article du forum).
J’ai posé des calages supplémentaires aux équipets, c’est indispensable pour pouvoir les utiliser en navigation.
J’ai disposé une cale de bois en lieu et place de la visse d’origine pour le calage du safran.
Conclusion :
Sous voiles, nous avons pris beaucoup de plaisir lors des étapes où la météo était clémente voire très favorable. Les passages de navigation sous brise (à partir de force 4) laissent moins convaincus car moins sereins. La vie à bord est sans surprise pour un bateau de cette taille mais le cockpit est un vrai bonheur aux étapes foraines ou “beachées”. “
Formidable témoignage, méritant quelques commentaires ou réactions me semble t’il. J’y reviendrai plus tard.